Syndrome de Prader Willi

Syndrome de Prader Willi
Le syndrome de Prader-Willi est une maladie rare (une naissance sur 10 000 à 15 000) qui a pour cause l'absence ou la perte de fonction de gènes au niveau du chromosome 15. Dans plus de 95 % des cas, cette anomalie génétique n'est pas héritée des parents, il s'agit d'une mutation " de novo ".
Les enfants atteints manifestent à la naissance (et même à l'état foetal) une faiblesse musculaire sévère qui entraîne des difficultés d'alimentation chez le nouveau-né. Par la suite, ils ont besoin d'un apport calorique bien moins important que la normale pour ne pas grossir et, à partir de deux à cinq ans, ils ne semblent pas éprouver de satiété. Si un régime alimentaire hypocalorique strict accompagné d'activités physiques régulières n'est pas mis en place, ces enfants développeront une obésité qui pourrait mettre leur vie en danger.
On remarque :

- un développement pubertaire tardif ou incomplet ;
- des difficultés d'apprentissage très variables, mais qui nécessitent un soutien si l'on veut que leur intégration scolaire réussisse ;
- des problèmes de comportement variables eux aussi.

Ces caractéristiques seraient très probablement dues à un dysfonctionnement de l'hypothalamus.
On note également un seuil élevé de résistance à la douleur, de fréquents troubles du sommeil et une petite taille à l'âge adulte (en l'absence de traitement d'hormone de croissance).
La prise en charge du syndrome doit être précoce, multidisciplinaire, adaptée à l'individu et familiale. Or cette maladie est actuellement mal diagnostiquée et rarement prise en charge.
Seule la connaissance par leur entourage de leur maladie ainsi que leur intégration dans la société peuvent donner aux adolescents et aux adultes le courage de vivre en suivant à vie un régime de 1200 à 1500 calories par jour. Les personnes atteintes de cette maladie ont une conscience aiguë du regard des autres, elles sont hypersensibles et ont du mal à contrôler leurs émotions. Le fait que leur maladie soit inconnue et les frustrations qu'elle entraîne sont à l'origine de troubles du comportement et de grandes souffrances familiales.

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http://perso.orange.fr/pwillifr/index.htm

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 06:55

Modifié le mercredi 18 juin 2008 19:24

Les colites inflammatoires (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique )

Les colites inflammatoires (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique )
Ce sont des colites inflammatoires sans cause reconnue.
C'est une maladie inflammatoire de l'intestin, chronique, de cause inconnue.
Des formes familiales se voient dans quelques cas.
La maladie intestinale inflammatoire de Crohn peut théoriquement atteindre tous les segments du tube digestif, mais ses localisations préférentielles sont l'iléon (partie terminale de l'intestin grêle) et le côlon. Le rectum est très rarement touché.
Le plus souvent, un seul segment intestinal est malade.
Mais, ce qui est important, c'est que lorsque les segments touchés sont multiples, ils sont séparés par des intervalles sains contrairement aux lésions de la rectocolite hémorragique (RCH).
La paroi de l'intestin atteint est oedématiée. Au cours de l'évolution, cet oedème de la paroi va entraîner une diminution du diamètre intestinal. Une évolution vers la fibrose, source de sténose (rétrécissement) peut également survenir. La maladie est caractérisée par la présence d'ulcérations, plus ou moins larges, plus ou moins profondes qui peuvent traverser toute la paroi (fissures) provoquant ainsi abcès et fistules.
Cette maladie touche les deux sexes, et apparaît en général entre 20 et 40 ans.
Dans sa forme typique, le début est lent et insidieux. Diarrhées épisodiques et vagues douleurs abdominales résument la symptomatologie pendant des mois ou des années.
Lorsque la maladie est bien installée, la diarrhée, d'intensité moyenne, parfois grasse, rarement sanglante est le symptôme principal.
Des douleurs fixes et continues dans la fosse iliaque droite ou paroxystiques ou atypiques sont associées. L'amaigrissement, la fièvre sont d'autres symptômes importants. Les signes varient selon la topographie des lésions.
L'examen peut trouver des lésions anales (fissures, fistules chroniques) ou une masse douloureuse dans la fosse iliaque droite.
Chez l'enfant, le retard de croissance est un symptôme évocateur.
La maladie de Crohn se manifeste également par des symptômes non intestinaux :

· Les manifestations articulaires sont fréquentes : polyarthrite, spondylarthrite ankylosante. L'hippocratisme digital (doigts dits en baguette de tambour, ongles cyanosés et bombés en verre de montre) est souvent observé, l'ostéomalacie et l'ostéoporose, un peu moins.
· Il existe des signes cutanés et muqueux : érythème noueux, ulcérations cutanées, aphtes, glossite, iritis.
· Des troubles hépatiques sont souvent associés : stéatose, hépatite, cirrhose, lithiase etc...
· Des manifestations urinaires sont fréquentes : compressions urétérales, amylose rénale, fistules iléo-vésicales, lithiase urinaire.
· Des fistules génitales avec stérilité sont possibles.

La maladie évolue par poussées d'intensité variable et souvent spontanément régressives.
Les complications sont cependant fréquentes et ce sont elles qui vont nécessiter de multiples interventions chirurgicales : occlusions intestinales, fistules intestinales, perforations intestinales, fistules (ouvertures) à la peau ou aux organes intra-abdominaux, complications ano-rectales (fissurations, abcès).
La récidive après intervention chirurgicale est la complication majeure. Elle peut survenir de nombreuses années après l'intervention. Elle oblige parfois à des résections étendues.

Lien utile


http://www.afa.asso.fr/Fr-QAmc.htm

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 06:54

Modifié le mercredi 18 juin 2008 19:24

Sclérose latérale amyotrophique (SLA)

Sclérose latérale amyotrophique (SLA)
La sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot correspond à l'atteinte des neurones moteurs situés dans la corne antérieure de la moelle et les noyaux moteurs des derniers nerfs crâniens.
C'est une affection dégénérative dont la cause exacte est inconnue.
Il existe des formes héréditaires à transmission autosomique dominante (5 % des cas).
La maladie est plus fréquente dans certains pays du Pacifique (Ile de Guam, Nouvelle-Guinée).
L'incidence en France est de 1 nouveau cas survenant chaque année pour 100 000 habitants.
L'âge moyen de début est de 55 à 60 ans, mais peut être plus jeune.
La maladie débute en général par un déficit musculaire au niveau des petits muscles de la mains avec des crampes. L'amyotrophie (fonte musculaire) est typique : la main a notamment un aspect creux dit en main de singe.
L'atteinte motrice gagne ensuite l'autre membre mais de façon asymétrique.
Les membres inférieurs sont également touchés mais c'est surtout le syndrome pyramidal qui prédomine à ce niveau.
C'est l'association d'un syndrome pyramidal aux signes d'atteinte neurologique périphérique qui fait la particularité de l'affection : les réflexes ostéotendineux vifs, l'hypertonie, le signe de Babinski contrastent avec le déficit musculaire et l'atrophie.
Des fasciculations sont caractéristiques : ce sont des secousses musculaires arythmiques et asynchrones limitées à une fibre musculaire.
L'atteinte du bulbe rachidien fait la gravité de la maladie et reflète la diffusion du processus pathologique.
La paralysie des muscles de la langue, des lèvres et du pharynx s'installe progressivement avec des troubles de la phonation (voix nasonnée) et de la déglutition. La langue s'atrophie précocement avec de nombreuses fasciculations.
L'atteinte du système nerveux neurovégétatif est fréquente et se traduit par des troubles vasomoteurs au niveau des extrémités avec parfois des impressions de picotements sur la peau (paresthésies).
Il n'y a pas de troubles sensitifs objectifs (à l'exception des crampes et des paresthésies). Les troubles sphinctériens et les escarres sont rares.
L'amaigrissement est net. Les fonctions supérieures restent intactes : le malade garde tout au long de l'évolution une lucidité et une conscience indemnes.
Les symptômes les plus gênants sont l'asthénie, les crampes, la constipation, la salivation abondante, les troubles du sommeil, les troubles respiratoires et le syndrome pseudo-bulbaire.
Le syndrome pseudo-bulbaire est provoqué par l'atteinte bilatérale des voies pyramidales au dessus du bulbe. Les signes en sont :

· Une dysarthrie (difficultés pour articuler) avec voix monotone, traînante, nasonnée et parole saccadée ;
· Des troubles de la déglutition et de la mastication ;
· Une abolition du réflexe vélo-palatin (du voile du palais) ;
· Des troubles de la mimique avec un faciès immobile et atone et des accès spasmodiques de rires et de pleurer sans rapport avec l'état affectif ;
· Une astasie-abasie se définissant comme l'impossibilité de garder la station debout et de marcher alors qu'il n'y a ni troubles moteurs, ni troubles sensitifs ni troubles de la coordination des mouvements.

L'évolution se fait vers une aggravation progressive, mais qui peut durer de nombreuses années.

Liens utiles


http://www.ars.asso.fr/

http://www.info-sla.ca/
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# Posté le mercredi 11 juillet 2007 06:52

Modifié le mercredi 18 juin 2008 19:13

LA MALADIE D'ADDISON

LA MALADIE D'ADDISON
Cette maladie endocrinienne rare est en rapport avec une insuffisance des glandes cortico-surrénales. Elle est caractérisée par une fatigue profonde avec hypotension artérielle et une coloration bronzée de la peau. Des douleurs lombaires et des troubles gastriques sont fréquemment associés (maladie bronzée).
Dans la maladie d'Addison, il s'agit le plus souvent de la destruction chronique des deux glandes cortico-surrénales. Deux causes dominent :

· La rétraction corticale qui est une maladie auto-immune avec auto-anticorps antisurrénale parfois associée à d'autres maladies auto-immunes (thyroïdite, anémie de Biermer) ;
· La tuberculose, de plus en plus rare en France.

D'autres causes peuvent détruire les cortico-surrénales : métastases de cancers, syphilis, hémochromatose, amylose, artériosclérose, histoplasmose, blastomycose, ablation traumatique ou chirurgicale des glandes surrénales...
Parfois, aucune cause n'est retrouvée, on parle alors d'Addison "idiopathique".
Dans tous les cas, le déficit étant primitivement surrénalien, il y a une réponse de l'hypophyse qui sécrète de l'ACTH (l'hormone corticotrope ou ACTH (Adéno CorticoTrophic Hormone) est une hormone polypeptidique, sécrétée par les cellules basophiles du lobe antérieur de l'hypophyse, qui stimule la glande corticosurrénale) pour tenter de faire sécréter la surrénale. Cette hypersécrétion d'ACTH provoque une mélanodermie (teinte bronzée de la peau).

Les signes de la maladie

Le début est insidieux. Le malade est très fatigué, maigrit et se plaint de troubles digestifs et génitaux.
La coloration brunâtre de la peau (mélanodermie) fait évoquer le diagnostic. La pigmentation débute aux plis de flexion découverts et au niveau des cicatrices. Puis, elle s'étend progressivement sur toute la peau et les muqueuses donnant sur un fond brun sale des taches plus sombres et d'autres plus claires (pseudo-vitiligo). Paumes et plantes sont souvent épargnées.
L'asthénie est majeure, tant physique (fatigabilité à l'effort évoquant une myopathie avec des douleurs musculaires) que psychique (dépression). Une impuissance sexuelle est fréquente.
La tension artérielle est basse : le pouls est faible, le malade ressent des palpitations et des vertiges. (hypotension majorée en position debout, appelée hypotension "orthostatique").
Les troubles digestifs sont constants : inappétence, nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, amaigrissement etc.
Des antécédents de tuberculose sont recherchés par le médecin.

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 06:50

Modifié le mercredi 18 juin 2008 19:14

Drépanocytose

Drépanocytose
La drépanocytose est aussi appelée hémoglobinose S, sicklémie ou anémie à cellules falciformes est une maladie héréditaire touchant environ un nouveau-né sur 6 000 et est caractérisée par l'altération de l'hémoglobine, protéine assurant le transport de l'oxygène dans le sang.
Bien que rare, c'est la première maladie génétique en France.
L'affection se signale chez le nourrisson, mais n'est d'ordinaire pas manifeste à la naissance parce que les globules rouges du nouveau-né contiennent encore 50-90% d'HbF(Hb foetale). Les symptômes de cette maladie peuvent apparaître dès l'âge de six mois. Les manifestations aiguës habituelles de la drépanocytose sont de trois ordres :

o Crises vaso-occlusives : des caillots bouchent une artère, ce qui entraîne des douleurs intenses et brutales dans une partie du corps (fréquemment mains, pieds, hanches, abdomen). Ces crises peuvent être très douloureuses.
o Anémie hémolytique : les globules rouges des drépanocytaires sont de forme anormale (l'hémoglobine S est en effet moins soluble que l'hémoglobine normale (hémoglobine A)), elle précipite, et déforme les hématies. Celles-ci prennent une forme de faucilles, et sont arrêtées par le filtre que représente la rate, où elles sont détruites. Cette destruction entraîne une baisse du nombre d'hématies et donc une anémie régénérative.
o Infections : elles sont plus fréquentes chez les drépanocytaires. Elles peuvent aussi aggraver l'anémie en cas d'infection par le parvovirus B19.

Les manifestations chroniques de la drépanocytose associent un retard de taille et de poids, des déficits nutritionnels (notamment en folates, car cette vitamine est indispensable à la création des hématies qui sont renouvelées très rapidement lors des crises d'anémie, épuisant ainsi le stock de folates), un retard pubertaire fréquent, des troubles cardio-pulmonaires (cardiomégalie, insuffisance respiratoire), une rate hypertrophiée (mais qui avec le temps va devenir au contraire atrophique), des anomalies rétiennes (hémorragies), etc.
La destruction des hématies au niveau de la rate entraîne une occlusion des vaisseaux spléniques responsable d'une splénomégalie. Au fil du temps, la rate ne peut plus remplir sont rôle d'organe lymphoïde (on parle d'asplénie fonctionnelle), ce qui entraîne une sensibilité accrue à certains germes, notamment le méningocoque (Neisseria meningitidis) et le pneumocoque (Streptococcus pneumoniae).
Aujourd'hui des tests permettent de dépister les porteurs sains (personnes qui possèdent l'allèle responsable mais qui ne sont pas malades) ; ils sont alors informés que l'enfant conçu par deux porteurs sains présente un risque sur quatre d'être atteint d'anémie falciforme.
Le traitement de la drépanocytose repose sur :

o traitement des crises vaso-occlusives : antalgiques (pouvant aller jusqu'aux opiacés)
o éviter les facteurs déclenchant les crises (froid, altitude, infections, déshydratation)
o supplémentation en folates
o traitement préventif des infections à pneumocoque et méningocoque
o transfusion en cas d'anémie profonde ou d'infection grave

liens utiles :

http://www.sosglobi.fr/cgi-bin/index.php/

http://www.afdphe.asso.fr/ewb_pages/d/drepanocytose-explication.php/

# Posté le mercredi 11 juillet 2007 06:49

Modifié le mercredi 18 juin 2008 19:15